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Les 100 qui font la ville

2022

Son recrutement en mai 2021 a marqué la volonté de la Caisse des dépôts d’accélérer dans l’investissement immobilier durable et d’en faire un pilier de sa stratégie d’acquisitions en tant qu’investisseur institutionnel, le quatrième plus important de France. Nommée responsable de l’immobilier durable de CDC Investissement Immobilier, Ingrid Lair suit et met en application les engagements, au sein de la direction de la maîtrise d’ouvrage et du développement durable de cette filiale d’asset management immobilier de la Caisse des dépôts. Son profil correspondait à ce que recherchait CDC Investissement Immobilier : « Une formation technique complétée d’une appétence pour le développement durable », telle qu’elle se définit elle-même. Diplômée de l’université de technologie de Troyes (UTT) dont elle est issue avec le titre d’ingénieur en technologie et économie des matériaux et « où j’ai trouvé beaucoup d’inspiration dans l’enseignement de Dominique Bourg », elle a enchaîné par un mastère spécialisé en systèmes de production d’énergies renouvelables aux Arts & Métiers Paris Tech (...)

A 60 ans, Rachid Kander s’est imposé comme un acteur incontournable de l’aménagement à Clermont-Ferrand. Aujourd’hui directeur général de la SPL Clermont Auvergne et de la société d’économie mixte (Sem) Assemblia, il est à la tête des deux plus importantes entreprises en charge de construire le Clermont-Ferrand de demain. La capitale d’Auvergne entend moderniser son image en vue de décrocher le très convoité titre de capitale européenne de la culture en 2028. Accueillant en juin dernier la 10e édition des Rencontres de l’aménagement, Assemblia se voit en exemple pour les aménageurs publics et privés à travers la France (...)

L’architecture en terre reconnue par le plus prestigieux des prix d’architecture : Diébédo Francis Kéré a reçu le 15 mars dernier le prix Pritzker. Avec pour illustration première l'école primaire de Gando (Burkina Faso), le village où il est né, et dont la construction en 2001 a posé les bases de sa vision pour une architecture « répondant à des besoins essentiels et réparatrice d’inégalités ». De construction bioclimatique en briques d’argile locale, le bâtiment conserve la fraîcheur et laisse s’échapper la chaleur par son toit large et surplombant, mis à distance du bâtiment par une structure en acier (...)

Maurice Bansay est un entrepreneur. A l’âge de vingt ans, il lance son premier supermarché. Puis, afin d’intégrer le réseau E.Leclerc, il repère, dans le centre de Nice, une gare présentant un fort déficit d’exploitation. Il met au point une solution pour ce site, un mix centre commercial-logements à l’avant, la reconstruction de la gare à l’arrière. Il propose le projet au fondateur du groupe Trema, Roger Flament, tout en conservant la partie supermarché. Et finit de convaincre le maire Jacques Médecin à l’aide d’une pétition des commerçants du centre-ville favorables au projet. « Les centres commerciaux vont se développer en périphérie, ils vont paupériser les centres-villes et la seule façon de lutter contre ce mouvement irréversible est de développer de l’immobilier commercial en cœur de ville », leur avait-il argumenté. Nous sommes au début des années 80 (...)

Son profil diffère quelque peu de celui de ses prédécesseurs. Préfète déléguée pour l’égalité des chances auprès du Préfet de la Seine-Saint-Denis durant les années pandémiques, auparavant conseillère Collectivités locales au cabinet du Premier ministre, où elle assura le service après-vente de la réforme territoriale,puis conseillère Cohésion des territoires au cabinet du Président de la République, Anne-Claire Mialot, qui exerça également ses compétences au sein de l’agglomération de Cergy-Pontoise et du conseil départemental de la Nièvre,est une femme de terrain. (...)

Patrick Chaimovitch était très ému au soir de son accession au siège de maire de Colombes (Hauts-de-Seine). Plusieurs raisons à cela. Il vit à Colombes depuis 1983, dans le quartier Europe-Plateau-Gabriel Péri, et en tant qu’ancien urbaniste et adjoint en charge de l’aménagement (de 2008 à 2014) il a une lecture très fine de sa ville et de ses besoins. « On ne joue pas avec les habitants comme on joue au Monopoly », résume-t-il. Colombes est par ailleurs l’une des plus belles prises écologistes des dernières Municipales et la plus importante en banlieue puisque la ville, en pleine expansion, devrait dépasser les 90 000 habitants au cours de la mandature. Une victoire acquise grâce à une liste de gauche rassemblée dans laquelle se sont retrouvés les jeunes des quartiers, « de toutes les couleurs et de toutes les coupes de cheveux », aime à souligner Patrick Chaimovitch.(...)

C’est un passionné de cartographie, riche d'expériences dans le secteur des transports, qui est aujourd’hui chargé de développer la dimension urbaine du Grand Paris Express comme directeur exécutif des Gares et de la ville de la Société du Grand Paris. Julien Peyron étudie l’aménagement du territoire à l’Institut d’urbanisme et d’aménagement de l’Université Paris IV-Panthéon-Sorbonne puis obtient en 2002 un Master Transports, territoires et environnement de l’université de Cergy-Pontoise.(...)

En commençant ses études d’architecture à l’Ensa de Paris-Belleville, Madeleine Masse s’inscrivait déjà dans la perspective de faire du projet urbain. Elle a grandi avec la notion de « servir l’intérêt général » – question de culture familiale sans doute. « J’ai pris un semestre sabbatique pour un stage à l’Atelier parisien d’urbanisme et j’y ai trouvé l’endroit où se construisaient les grandes politiques urbaines de la ville », se souvient l’actuelle directrice du projet « Réenchanter les Champs-Elysées » de l’agence PCA-Stream.

Son école de formation urbaine, Paul Meyer l’a fréquentée sur les bancs du conseil municipal et des espaces publics. Nouveau délégué général de l’Union nationale des aménageurs (Unam) depuis cet été, le Strasbourgeois de 39 ans s’est frotté au façonnage de la ville en tant qu’acteur très direct, dans ses fonctions d’adjoint au maire de 2008 à 2020. Celles-ci l’ont fait sortir de la relative bulle  de l’encadrement politique (au PS) des années précédentes.Ses nombreuses délégations, surtout durant son second mandat, l’ont mis en relation avec un large panel des thématiques urbaines : économie, commerce, tourisme, insertion, numérique, économie sociale et solidaire… Il a été dans le même temps maire de quartier, dans le secteur très diversifié du centre-ville. Face à « quelques échecs » qu’il reconnaît lui-même comme « le transfert manqué de friches militaires de l’Etat vers la Ville » ou la connexion entre la gare routière et la gare ferroviaire pour y structurer un pôle de logistique urbaine, et même face à des « erreurs » comme la constitution du front urbain de l’avenue du Rhin « créateur d’un îlot de chaleur ».

« Notre parcours c’est le nôtre ». On ne croise plus beaucoup d’hommes ou de femmes comme Paul Rolland, co-gérant de l’agence 2PM A. A l’époque des coachs et du prêt-à-penser, ce Bordelais d’origine trace sa propre route, affranchi des dogmes et de tout « héritage trop lourd », guidé par une liberté intellectuelle qu’il revendique. Etudiant déjà, il ne suit pas le même cursus que ses futurs collègues puisqu’il passe d’abord un DUT de génie civil à l’université de La Rochelle - cette « orientation chantier » ne l’a d’ailleurs jamais quitté. Puis il se forme au métier d’architecte à l’Ecole nationale supérieure et de paysage (ENSAP) de Bordeaux avant de partir faire son master à Bangkok, expérience ô combien formatrice : « De mes nombreux voyages dans un certain nombre de villes d’Asie mais également d’Amérique du Sud, je suis revenu avec une sensibilité particulière aux usages. Quand vous voyez une famille cuisiner sur un trottoir au pied d’une tour, ça bouscule forcément votre perception du métier ». (...)

Virginie Vial, c’est un peu la saison 3 de la série à succès Ile de Nantes. Une nomination en interne puisque Virginie Vial est au service de la Samoa depuis 2009 (elle a donc travaillé avec ses deux prédécesseurs), en charge des études et du développement durable au sein du pôle urbain de la structure. Virginie Vial a notamment piloté l’élaboration et la mise en œuvre du « manifeste pour une île durable ». Auparavant cette diplômée de l’Ecole supérieure de commerce de Paris et du cycle d’urbanisme de Sciences Po a travaillé dans le privé – « ce qui nécessite un certain pragmatisme » - au développement du quartier Val d’Europe à Marne-la-Vallée, puis au sein de la Sem Val de Seine au réaménagement des anciennes emprises Renault à Boulogne-Billancourt.

Par les temps vertueux qui courent, les maires bâtisseurs n’ont plus forcément bonne presse mais Nicolas Samsoen assume. Il faut dire que le maire de Massy (Essonne) a un parcours dans l’aménagement qui lui confère une certaine légitimité : ce Normalien, ingénieur des Ponts et diplômé de la London School of Economics, travailla à la DDE de la Somme ; fut conseiller urbanisme de Gilles de Robien à l’heure de la loi Urbanisme et Habitat, qui remania fortement la loi SRU ; dirigea durant cinq ans l’EPA du Mantois Seine Aval ; puis durant deux ans l’agence AREP en Asie.

A la tête de la SPL Lyon Part-Dieu depuis le printemps 2022, Florent Sainte Fare Garnot a une feuille de route qui tient en deux mots : révolution paysagère. Formulée ainsi par Grégory Doucet, le maire de Lyon, également président de la SPL, l’ambition qui vaut mission fait figure de défi, sur l’un des territoires les plus minéraux de la capitale des Gaules. Florent Sainte Fare Garnot se l’est déjà appropriée. « J’aimerai offrir à la Part-Dieu un langage urbain qui fasse parler l’arbre et la tour », dit-il. Le normalien a gardé le sens de la formule.

« Développer une approche humaniste de« Développer une approche humaniste dela ville et de l’architecture » : telle est l’aspiration qui guide chaque jour les trente collaborateurs de Sathy, la sociétéd’architecture créée en 2011 par le Coréen Tae-Hoon Yoon. Fils d’une sculptrice, le jeune Tae-Hoon débarque à l’âge de douze ans à Paris, où, après avoir connu Séoul,il va pouvoir cultiver son « amour des villes ».(...).

Joël Bruneau, né à Châteauroux il y a 59 ans, n’est peut-être pas le maire le plus médiatique de France, ni même de Normandie, mais c’est un redoutable coureur de fond. Il fut, en effet, vice-champion national de cross-country et remporta la très réputée course Alençon-Médavy en 1988. En matière de politique même souffle : après avoir débuté en tant que collaborateur parlementaire de Jean Royer, député-maire de Tours et ancien ministre, Joël Bruneau fut le directeur de cabinet de René Garrec, président du conseil régional de Basse-Normandie, puis directeur général des services de cette même collectivité jusqu’aux élections de 2004.(...).

Pour quelqu’un qui n’était « pas prédestiné aux sujets urbains », Damien Robert en a exploré de nombreux et d’importants. L’étudiant à l’Essec, déjà passionné par les affaires publiques, suit le cursus d’économie urbaine - première chaire sur ce thème proposée par une grande école de commerce. Après un passage chez Cap Gemini, il plonge au début des années 2000 dans le « bain urbain » à la faveur de la création de l’Anru, l’Agence nationale pour la rénovation urbaine. « Un mode opératoire nouveau, un programme très ambitieux » porté par Jean-Louis Borloo pour lequel il confesse « beaucoup d’admiration ».

« Je suis né dans une HLM » : derrière sa longue silhouette de marathonien, Frédéric Lavergne rappelle ses origines modestes. Ce Cantalou petit-fils d’agriculteurs est aujourd’hui à la barre d’Erilia, l’une des principales ESH du groupe Habitat en Région. Une entreprise marseillaise mais au rayonnement national qui permet à ce grand voyageur de sillonner la France des villes et des champs. « Quand on naît à Aurillac, on se confronte assez tôt à la Diagonale du vide. Dès mes études de gestion, j’ai quitté le Cantal pour Toulouse puis Montpellier où j’ai passé un DESS de finances », se souvient-il. Diplôme en poche, il décroche un stage à la Scet qui préparait la mise en place d’une Sem patrimoniale à Nîmes. « J’ai découvert l’univers de l’urbanisme. Ça m’a tout de suite passionné... ».Dans la foulée, en 2001, à 23 ans il obtient son premier job au siège de la SNI à Montpellier. « J’y ai fait mes premières armes dans le logement. J’y suis resté dix ans à préparer les bilans d’opération et les dossiers des comités d’engagement des investissements ».(...).

Lorsqu’en 2019 Lille avait annoncé sa candidature au titre de « Capitale verte européenne » 2021, d’aucuns avaient esquissé un sourire en coin, et pas seulement dans le camp écologiste. La métropole nordiste est, en effet, plus connue pour ses pics de pollution que pour ses espaces naturels. Mais il fallait voir au-delà des apparences : ce coup de com’ visait avant tout à accélérer la mobilisation pour la transition écologique du territoire.(...).

 « L’urbanisme, c’est une question d’échelles... » : directeur général de l’Agence d’urbanisme de l’agglomération marseillaise (Agam) depuis février 2022, Frédéric Bossard a eu l’occasion de vérifier ce postulat sur le terrain au fil d’une carrière qui l’a conduit de Colmar à Marseille, après des expériences en agences d’urbanisme à Grenoble, Lille et Saint-Etienne.Un mini tour de (la) France des Villes que ce Cévenol formé à l’école architecture de Montpellier n’aurait pas imaginé au sortir de ses études. Après un mémoire sur la Mission Racine, la mission de l’Etat gaullien qui a pensé le développement touristique du littoral du Languedoc-Roussillon, et un DEA de sciences politiques et de géographie urbaine à l’université de Montpellier, le hasard des opportunités le conduit à Colmar, au CAUE du Haut-Rhin. Huit mois plus tard, le voilà promu à la direction du CAUE du Doubs, à Besançon.(...).

Chez Fabienne Abecassis, le logement commence par l’urbanisme. « Sur mes papiers d’identité, à la case profession, je précise toujours : urbaniste », sourit cette fringante quinqua aujourd’hui directrice de Logirem, ESH marseillaise du groupe Habitat en Région rayonnant sur la Corse et Provence-Alpes-Côte d’Azur (23 000 logements).Des cités de Mantes-La-Jolie aux barres de La Bricarde, dans les quartiers nord de Marseille, la diplômée de l’Institut d’urbanisme de Paris tente d’instiller « de l’humain dans l’urbain ». Pas une sinécure quand on œuvre dans des organismes HLM soumis depuis deux décennies au primat de la chirurgie lourde de la rénovation urbaine. « Le problème, c’est moins les barres et les tours que ce qui se passe à l’intérieur », résume cette férue d’aviron qui tient fermement la barre de Logirem depuis trois ans et demi. « Le dogme de la démolition, on en revient aujourd’hui... », observe la dirigeante qui a démarré sa carrière au mitan des années 1990 sein de l’Office Opievoy, en Ile-de-France. « C’était l’époque des GPV. J’ai commencé par la réhabilitation avant de devenir cheffe d’agence à Trappes où vandalisme et trafic de stupéfiants obscurcissaient déjà le paysage » (...).

Le toucher est le seul de nos cinq sens qui implique une réciprocité : je peux voir sans être vu mais je ne peux pas toucher sans être touché. » Voilà donc l’explication au mystérieux vocable « tact » qui ne fait absolument pas référence aux initiales des associé.e.s de cette agence créée à Nantes en 2012 : Maëlle Tessier, Matthieu Germond et Paul Chenneberg. « Cela dit simplement notre attention au monde, c’est juste une attitude », pose MaëlleTessier. (...).

Passons sur les innombrables prix, médailles et autres distinctions du récipiendaire, passons sur l’abondance de labels échus à ses projets, passons sur le volume considérable de ses livres, films, conférences, cours, expositions, pour nous recentrer sur l’essentiel : Philippe Madec avait tout compris avant l’heure. Ce pionnier de l’écoresponsabilité met, en effet, cette approche en pratique dès le début de son activité professionnelle au crépuscule des années 80. L’architecte conçoit toutes sortes de bâtiments bioclimatiques avant même que le terme ait été inventé. L’urbaniste milite pour un « ménagement » des territoires et une architecture vernaculaire respectueuse des héritages et à même de répondre aux grands enjeux écologiques et sociaux du futur, lesquels ont alors à peine été identifiés (...).

Il vient de livrer la tour Watt, adossée au socle recouvrant les voies ferrées de la gare d’Austerlitz, dans le 13e arrondissement de Paris. Enfin… livrer… Celle-ci fut construite dans les années 70 et l’agence VLAU l’a chapeautée de trois étages en bois. Et cela n’a l’air de rien mais vous avez tout Vincent Lavergne dans ce projet : le technicien, qui débuta sa formation à l’Ecole professionnelle d’assistant en architecture (EPS-AA), où recrutaient naguère les architectes passés par les Beaux-Arts ; et l’urbaniste à la fibre socio-historique qui suivit ensuite le master de Jean Harari à la Villette.

Affable et dynamique, Florence Guillemin accueille ses visiteurs dans les jolis bâtiments blancs qui abritent l'Eurodistrict Saarmoselle, à deux pas du château de Sarrebruck. La création, en 2010, de ce groupement européen de coopération territoriale qui regroupe 600 000 habitants, résulte de trois décennies d'un patient rapprochement transfrontalier. Normande d'origine, la spécialiste du droit public était encore bien jeune lorsque des fonctionnaires, puis des élus mosellans et sarrois, entreprirent de fédérer à l'échelle transfrontalière un territoire mi-ouvrier, mi-rural, marqué par les guerres et les séquelles de l'industrie lourde. Nommée en février à la direction d'une équipe de six personnes, Florence Guillemin y a pourtant pris ses marques avec facilité.« Je suis contente d'arriver au bon moment. L'essentiel du travail est fait, la feuille de route est rédigée et nous entrons en phase de construction », annonce la directrice.(...).

« Dans l’aménagement urbain, on voit le projet en train de se faire. En six mois, on perçoit le changement sur le terrain ... ». Première femme à la direction de l’établissement public d’aménagement (EPA) Nice Ecovallée, Sarah Bellier goûte les vertus de l’opérationnalité inhérente aux grands projets d’urbanisme. « Même si le monde de l’aménagement est le monde des injonctions paradoxales, le projet urbain reste avant tout un projet politique », lance cette juriste titulaire d’un Mastère en management stratégique des ressources humaines décroché à HEC. Le politique justement et le sens de l’intérêt général, elle en a appris tous les rudiments au fil d’une carrière démarrée chez Côte d’Azur Habitat, office HLM de la ville de Nice (20 000 logements). « J’y suis resté 14 ans, d’abord comme responsable des ressources humaines puis en tant que secrétaire générale. J’y ai connu cinq présidents et huit directeurs généraux ». Durant ce long passage chez le bailleur azuréen, elle a notamment piloté la transformation de l’établissement public administratif en établissement public de caractère industriel et commercial (Epic). « Un gros changement dans un organisme doté d’une forte représentation syndicale... », se souvient Sarah Bellier (...).

Marie Evo est tombée dans la marmite urbaine quand elle était toute petite. « Mon père était urbaniste et avait son bureau à la maison. J’allais faire développer les diapos… et parfois le soir je ‘grattais’ parce que j’aimais bien ça ». Les difficultés quotidiennes du métier n’ont pourtant pas de quoi l’encourager... Suivant le parcours classique des bons élèves, elle se dirige vers les classes préparatoires, puis des études d’ingénieur. A sa sortie de Centrale Lyon, elle entre en 1996 chez Setec - « une bonne maison, avec des ingénieurs expérimentés qui m’ont aidé à structurer ma façon de travailler et de penser » - mais ne perd pas de vue un objectif : devenir architecte. Elle poursuit en parallèle ses études à l’Ecole spéciale d’architecture. Diplômée en 2001, elle y enseignera en atelier d’architecture, tout en poursuivant son travail d’ingénieur structures qui l’amène à s’intéresser, notamment, au développement de la maquette numérique (...).

« J’ai l’impression de faire un petit peu » dansn la lutte contre le dérèglement climatique, dit modestement Hélène Chartier. Ce « petit peu », elle le concrétise dans lesgrands programmes de l’association C40 Cities, dont elle est directrice de l’urbanisme et du design.Grandie à Marne-la-Vallée, Hélène Chartier, bonne élève,intègre une classe préparatoire scientifique parisienne. (...).

Être le premier magistrat de la cité où se tient le plus grand salon de l’immobilier au monde fait-il automatiquement de vous un influenceur de la ville ? De ce genre considération David Lisnard n’a cure, mais il vous répondrait que son arrière-grand-père, entrepreneur du BTP, construisit le marché Forville au coeur du quartier historique de Cannes. Bref, l’homme politique encarté aux Républicains sait d’où il vient et il a également une idée assez précise du point où il veut aller. Depuis qu’il a été élu maire de Cannes en 2014, David Lisnard cultive son jardin, au propre, à travers la valorisation d’un cadre de vie exceptionnel, comme au figuré. Quand d’aucuns font de la montée des marches du Palais des Festivals la story ultime, lui gravit quatre à quatre celles du pouvoir. (...).

Arborant une tenue décontractée et une barbe blonde soignée, Julien Schmitz, presque quadragénaire, a conservé une allure juvénile, mais l'assurance de son propos force l'attention. Géographe de formation et enfant du pays, le directeur de l'agence d'urbanisme nord-lorraine Agape connaît parfaitement les enjeux de son territoire. Passionné d'histoire romaine, médiévale et turco-mongole, il connaît la valeur de la loyauté et de l'intégrité. A l'issue de ses études de géographie à la fac de Nancy, il a rejeté la perspective d'une carrière d'enseignant tant il craignait de s'enfermer dans des programmes rigides. (...).

« Petit, je rêvais d’être journaliste » : à 32 ans, David Ytier n’a pas exaucé son rêve. Il l’a réalisé par le truchement de sa compagne qui a sa carte de presse. Ce juriste titulaire d’un double Master en droit public et finances publiques a d’autres occupations qui le placent souvent dans l’actualité. Entre les cours de droit public qu’il dispense à l’université d’Aix-Marseille, ce fils de militants tombé très jeune dans le chaudron de la politique porte le costume d’élu : depuis 2014, il est adjoint (LR) aux finances de la ville de Salon-de-Provence (45 000 habitants) où il gère un budget de 80 millions d’euros. Et depuis deux ans, il a en charge le dossier de l’habitat au sein de l’exécutif de la Métropole Aix-Marseille-Provence (92 communes). Vice-président de l’intercommunalité, il a notamment repris le pilotage de l’élaboration du programme local de l’habitat (PLH), un document stratégique en gestation depuis... six ans. Un mandat qui lui vaut de présider la société publique locale d’aménagement d’intérêt national (SPLA-IN) mise en place par l’Etat, la Métropole et la ville de Marseille pour déployer l’immense chantier de la requalification du centre-ville de la cité phocéenne. Un chantier politiquement sensible dans un territoire dont les acteurs ont une culture de la coopération assez embryonnaire (...)

2021

C’est un spécialiste des politiques du logement qui préside à la production de « quartiers durables » en tant que directeur général d’UrbanEra, l’aménageur urbain de Bouygues Immobilier, et de l’Immobilier commercial. L’histoire commence il y a vingt-cinq ans (...).

Conduite par « un intérêt très fort pour le développement des territoires, notamment à travers les leviers de la culture et de l’innovation », Marion Apaire a étudié les sciences politiques (master Politiques publiques à Sciences Po Grenoble). Direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France, festival Paris-Cinéma, puis Paris Métropole comme chargée d’études et du suivi des projets métropolitains (...).

A l’issue d’une démarche de transmission au long cours, Nicolas Michelin s’est mis en retrait de l’agence qu’il a fondée en 2001. Il entend « se consacrer davantage à un combat politique, philosophique et climatique ». Une passation officialisée le 8 septembre dernier, pour les 20 ans de l’agence, avec la présentation des sept associés, auquel il continuera de fournir son expertise sur certaines grandes opérations urbaines (...).

Voilà maintenant une quinzaine d’années que Clément Alteresco s’intéresse au sujet du coworking. Diplômé de Dauphine, il développe rapidement des qualités d’entrepreneur en série : après plusieurs pépites qu’il codéveloppe – citons notamment Digitick - il rejoint Fabernovel, qui lui confie le développement du premier espace de coworking en France, puis aux Etats-Unis, à San Francisco, en 2008 (...).

Inciter les habitants à regarder autrement les paysages du quotidien, leur faire découvrir des univers aussi proches qu’inconnus, tels qu’un belvédère surplombant une zone commerciale ou une passerelle méconnue franchissant des voies ferrées. Tel est le propos de l’association Sentiers métropolitains, pour qui, « au même titre qu’une bibliothèque, une piscine ou une école de musique, les sentiers métropolitains sont des équipements urbains de base » (...).

La cuisine peut changer la vie, y compris professionnelle. Cyrielle Callot pourrait le confirmer. A force de préparer ses aliments, la jeune femme s’est posé la question du devenir de leur superflu : où vont ses déchets une fois mis à la poubelle ? Que deviennent-ils ? Et peut-on leur réserver meilleur destin qu’aujourd’hui ? De ces interrogations est née l’association en 2018 avec Alexandre Guilluy et Kenzo Sato, les cofondateurs des Alchimistes, une entreprise de collecte et de compostage de biodéchets locaux. « Je me suis passionnée pour le sujet et ai en quelque sorte opéré ma propre transition », témoigne la cofondatrice en décrivant le virage professionnel qu’elle a pris, pas complètement à 90 degrés quand même. (...).

« Ce qui me porte, c’est de rendre – concrètement - service aux gens », résume la nouvelle directrice générale d’Action Logement, Nadia Bouyer. Cette ingénieure X-Ponts, au tempérament réservé, reste intarissable quand il s’agit d’aborder les sujets du logement, et notamment le logement social et abordable. Une réformatrice dans l’âme, toujours au service de l’État. (...).

Chez Bernard Bletton, la « passion de la troisième voie, au point de rencontre entre la satisfaction de l’intérêt général et l’efficacité du privé » a été la plus forte. Elle l’a emporté sur les opportunités de carrière en collectivité ou dans la promotion qui ont pu se présenter à lui (...).

Début 2021, BNP Paribas Real Estate décide « d’intégrer dans sa stratégie les évolutions récentes de la ville de demain », en fusionnant ses branches Promotion Immobilier d’Entreprise, Résidentiel et Grands projets. Olivier Bokobza en prend la tête et est nommé président des activités de Promotion de BNPPRE, en France et à l’international. Par cette accélération de l’intégration de ses métiers, le promoteur se place ainsi directement dans une optique de réalisation de projets urbains mixtes, « toujours plus intégrés, hybrides et solidaires » (...).

En 2019, Karine Bidart est nommée directrice générale de l’Agence parisienne du climat (APC). « L’urgence climatique est là depuis longtemps : il est essentiel de mettre tout le monde en mouvement pour engager la transition écologique du territoire ». Sur ce défi crucial, la DG et toute son équipe n’économisent pas leur énergie. Informer et sensibiliser le grand public, « rendre tangible la transition écologique sur le territoire », entrainer les entreprises « au bénéfice du territoire et du bien commun », encourager les projets de rénovation en apportant « un conseil neutre, indépendant et gratuit », accompagner les filières… (...).

Avec 250 hectares de foncier industriel mutable d’ici les 20 prochaines années, le terrain de jeu est vaste. Olivier Bianchi, maire (PS) de la capitale auvergnate et président de la Métropole, fourmille d’idées pour « fabriquer la ville » sur ces friches. Avec un atout majeur : « ces réserves foncières importantes nous permettent de ne pas nourrir la question de l’étalement urbain », se félicite celui qui a entamé son deuxième mandat de maire en juin 2020, à tout juste 50 ans (...).

Lyonnaise d’origine, Virginia Bernoux a développé le goût de la promotion immobilière lors d’une première expérience professionnelle à Lille. Après des études en génie civil et urbanisme à l’Insa Lyon, elle découvre la région lilloise au sein d’une structure d’assistance à maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’oeuvre – qui deviendra plus tard Icade (...).

C’est au Yémen que ce Libanais d’origine a « attrapé le virus de l’urbanisme ». Jeune architecte DESA, Fouad Awada participe à un programme de réhabilitation urbaine financé par la Banque mondiale et constate l’ampleur des besoins. Il s’inscrit en DESS d’urbanisme, il soutiendra plus tard un doctorat en urbanisme à l’école des Ponts et Chaussées (...).

Trois trentenaires fondent en 1996 L’AUC. En 2021 Djamel Klouche, Caroline Poulin et François Decoster remportent ensemble le Grand Prix de l’urbanisme. Alessandro Gess, architecte à l’agence depuis plus de dix ans, les a récemment rejoints au statut d’associé (...).

Urbaniste et architecte lyonnais, Humbert David, 60 ans, est à la tête de l’agence urbaine « Passagers des Villes ». Il la fonde en 1997 et la rebaptise en 2005. Le nouveau nom reflète tout à fait sa vision du métier. « On aide les territoires à passer d’un état à un autre, sans jugement de ce qui était avant. On accompagne des transitions. On essaie de trouver des points de rééquilibrage des territoires sur lesquels on intervient », déroule Humbert David (...).

Serge Contat est directeur général d’Emmaüs Habitat depuis le 25 juin 2021. S’il est encore trop tôt pour en faire un premier bilan, on perçoit sa fierté d’avoir rejoint « cette belle maison où l’on voit partout des photos de l’Abbé Pierre… y compris sur les tapis de souris ». Sa mission consiste à « mener à bien le renouvellement urbain dans de bonnes conditions et garder à coeur l’esprit de l’Abbé Pierre, qui continue de subjuguer les collaborateurs, très attachés à ses valeurs ». Décidé à poursuivre l’accompagnement social attentif des locataires, l’homme reconnaît que « l’organisme gagnerait à être plus costaud financièrement et qu’il faut gagner de la croissance » (...).

CoBe comme la Compagnie Belleville ou l’histoire de trois copains – Alexandre Jonvel, Martin Lemerre et Raphaël Denis – qui, dès leur sortie de l’école d’architecture éponyme, sont portés par l’envie de créer leur propre agence en mélangeant les disciplines. « Croiser les regards, je crois que l’on touche là à l’ADN le plus profond de l’agence », insiste Alexandre Jonvel. « Construire des liens pour bâtir de nouveaux horizons : notre slogan résume bien notre manière d’être » (...).

Pierre Christophe aurait pu être journaliste, enseignant, économiste, urbaniste... Et il l’est, à sa manière pugnace et inclassable. Militant écologiste, il alimente la presse alternative nancéienne d’articles percutants sur les transports, l’air, l’eau ou la biodiversité. A l’école d’architecture de Nancy, il intervient sur le thème « architecture et transition énergétique » (...).

« Réunir la pierre et le vivant, trop longtemps séparés » selon eux, Pascale Dalix et Frédéric Chartier en font la marque de fabrique de leur agence d’architecture depuis sa constitution à Paris en 2008. Donc bien avant que le retour de la nature en ville ou la prise en compte de la biodiversité remontent aux premiers rangs des priorités des maîtres d’ouvrage publics et privés. Leur appétence pour ces enjeux découle d’abord de leur regard de citoyens soucieux du ménagement de la planète, qu’ils appliquent à leur travail. C’est ainsi que Pascale Dalix défend le principe d’une « architecture holistique », qui soit guidée par l’objectif que « l’Homme cesse de se tenir au sommet de la pyramide et accepte d’en descendre pour dialoguer avec les autres composantes du vivant » (...).

Parti en 2003, « sans argent, ni réseau », il vise 800 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025. Puis deux milliards en 2030 ! Dix fois plus qu’en 2020 (207 millions)… Président-directeur général du groupe Réalités, Yoann Choin-Joubert, 46 ans, annonce en plus être venu à l’urbain « par hasard » (...).

En janvier 2019, Eric Charmes publie La revanche des villages aux éditions du Seuil. En pleine crise des Gilets jaunes, cet essai sur la France périurbaine prend la forme d’une contre-critique. En effet, la réalité qui y est décrite n’est pas totalement noire. Attirés par l’idéal de la vie à la campagne, les périurbains représentent aujourd’hui un quart de la population française (...).

De l’habitat informel marocain à l’urbanisme marseillais : le parcours de Mathilde Chaboche dessine une carte du Sud. Cette tête bien pleine – diplômée de Sciences-Po et de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme régional d’Aix-Marseille – a roulé sa bosse sur plusieurs continents avant de se fixer à Marseille au début des années 2010. « Au cours de mes études, je me suis spécialisée sur les pays en voie de développement. J’ai enchaîné par des expériences au Pérou, en Argentine... avant de travailler durant cinq ans au Maroc »  (...).

Une fidélité sans faille à l’immobilier, de la vente de bureaux à l’organisation du Mipim sur le continent asiatique avant de franchir le pas de la promotion immobilière à l’aube de l’an 2000. Le voilà aujourd’hui à la tête d’un ensemble totalisant plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires en travaillant sur la promotion et l’asset management. Son ambition tient en quelques mots et en une passion. « Je me considère comme un acteur de la ville », martèlet-il (...).

« Aujourd’hui, tout le monde reconnaît que le street art embellit Grenoble, ça fait parler, ça amène quelque chose en plus. Avant, Grenoble, c’était la capitale des Alpes, la capitale des sciences, la capitale de beaucoup de choses. Aujourd’hui, il y a une dimension culturelle street art très forte qui fait rayonner la ville d’une manière supplémentaire, une nouvelle identité s’est ajoutée », déroule, enthousiaste, Jérôme Catz, du haut de ses sept années à la tête du Grenoble Street Art Fest, rebaptisé Street Art Fest Grenoble Alpes en 2019 (...).

« Je fais des allergies au soleil » : en bon Breton, Franck Caro n’était a priori pas prédisposé pour travailler sous les coups de boutoir caniculaires de la Méditerranée. Ce Vannetais est pourtant installé sur les rives du vieux-port depuis le printemps 2021. Il dirige la société publique locale d’aménagement d’intérêt national (SPLA-IN) Aix-Marseille-Provence, instance déployée par l’Etat et les collectivités (Métropole et Ville) pour mener la lutte contre l’habitat indigne. (...).

Il aurait pu être cuisinier. Il se projetait architecte d’intérieur. Il est devenu urbaniste, et militant de la cause urbaine. « J’avais une forme d’appétence pour les villes et ce qu’elles étaient capables de générer », se souvient Louis Canizarès (...).

Agé de 41 ans, ce Nancéien d’origine jongle déjà depuis deux décennies avec les concepts scientifiques, philosophiques et urbanistiques. (...).

« A 17 ans, je voulais être sociologue et prof’ de fac’... » : un quart de siècle plus tard, Jérôme Dubois est maire, professeur d’urbanisme et urbaniste conseil. Une triple casquette que coiffe avec entrain ce Sétois qui partage son temps entre Volx, commune du Val de Durance riveraine de Manosque et dont il est le premier magistrat depuis près de vingt ans, Aix-en-Provence et Marseille où il enseigne à l’Institut d’urbanisme et d’aménagement régional (IUAR) et à l’école nationale supérieure d’architecture de Luminy (...).

Après une décennie à assumer la fonction de directeur général de Groupama Immobilier, Eric Donnet se définit comme « un homme de projets et de développements ». Ses missions ? « Faire naître des projets et les amener à se concrétiser, et faire croître Groupama dans son exposition immobilière » (...).

C’est en janvier 2020 que Marlène Dolveck est nommée directrice générale de SNCF Gares & Connexions, qui exploite les 3 000 gares françaises – « 10 millions de visiteurs par jour et 10 millions de mètres carrés gérés », résume-t-elle. Un poste à fortes turbulences, dont elle prend la responsabilité à la sortie d’une des plus longues grèves de l’histoire de la SNCF, déclenchée par la réforme des retraites, et peu avant le premier confinement et la baisse drastique du trafic qui allait s’en suivre. (...).

En avril dernier, l’OID a donc décidé de confier sa gouvernance à cette femme de 47 ans, et ce n’est pas anodin. Désormais, l’association est reconnue d’intérêt général et réunit plus de 80 membres, qui représentent plus de 20 000 bâtiments et quelque 50 millions de m2. De l’OID, Sabine Desnault dit apprécier « l’indépendance, la capacité à décrypter les enjeux et les textes, et une réelle faculté à impacter la filière. C’est à la fois un travail de terrain et d’industrialisation ». Que l’OID cherche désormais à déployer à l’échelle européenne, toujours dans cette logique de fédération. (...).

Boris Derichebourg prône « une approche entrepreneuriale différente ». Il restructure l’entreprise en misant sur de nouveaux métiers (services généraux, maintenance urbaine), s’adresse à l’industrie (aéronautique, automobile…), au tertiaire, et développe des activités d’interim. Il s'entoure de partenaires dans l’internet des objets et la robotique et signe en 2016 un partenariat avec La Poste pour son programme French IoT (...).

« Je m’attacherai à inscrire l’architecture comme un vecteur d’analyse de la société, un témoin de notre histoire et un matériau actif qui nous propulse dans les évolutions ultra rapides de notre société. L’architecture a un rôle social, culturel, économique, politique et environnemental. Elle doit contribuer à l’adaptabilité de nos modes de vie face aux puissantes transformations de la ville et aux états de crise » (...).

Caroline Delgado-Rodoz fait partie de la génération montante des responsables immobiliers qui souhaitent penser l’immobilier autrement : donner du sens à chaque opération, accompagner les occupants, donner une dimension durable et écologique viable à une industrie ô combien productrice en carbone (...).

« Beaucoup de gens veulent s’installer à Montpellier. Il faut construire, mais différemment. Nous ne sommes pas dans un schéma de conservatisme foncier. Nous travaillons à l’identification de tous les gisements », rétorquet-il aux promoteurs inquiets d’une crise de l’offre (...).

Julie de Roujoux est l’une de ces têtes bien faites comme sait en produire le système français de l’enseignement supérieur : diplômée de l’Ecole polytechnique et de l’Ecole nationale des Ponts et chaussées, elle a également fréquenté l’Ecole d’architecture de Marne-la-Vallée. Elle possède donc la double expertise d’ingénieure et d’architecte DPLG, une expertise employée dans un parcours pluriel (...).

Claire Gilot et Guillaume Lomp se sont rencontrés sur les bancs de l’École nationale supérieure de paysage de Versailles, promo 2000. Depuis, ils ne se sont plus quittés. Couple à la ville comme au bureau, ils ont tout d’abord entamé leur carrière professionnelle chacun de leur côté. Pour ne pas tout mélanger (...).

Il est rentré de Tokyo « impressionné ». Nicolas Ferrand n’est pourtant pas du genre impressionnable. On n’irait pas jusqu’à dire qu’il a tout vu mais à la veille de la cinquantaine, l’ancien de Polytechnique et des Ponts, passé par le MIT de Boston, peut justifier d’une expérience certaine (...).

Polytechnicien, Stephan de Faÿ est diplômé d’architecture navale et d’ingénierie marine de l’Ecole nationale supérieure de techniques avancées (Ensta) (...).

« En 2021, nous récoltons les fruits de notre investissement », résume-t-il… Notamment à la faveur de plusieurs dispositifs, dont le plus récent : le bail réel solidaire - il en est un fervent défenseur et sa société est présente dans plusieurs Organismes de Foncier Solidaire (...).

Les littéraires et les militants se souviendront que Champ libre fut dans les années 1970 la maison d’édition de Guy Debord, l’un des fondateurs de l’Internationale situationniste et le théoricien de La société du spectacle. Pour croquer son Champ Libre à lui, une coopérative créée en 2007, Bruno Garnerone se contente de souligner qu’il n’est « pas du sérail ». De fait, il est paysagiste et soutient qu’« il faut arrêter de faire des parcs et des jardins (et préférer) les équipements culturels et paysagers », tels que les Jardins passagers du Parc de la Villette, première commande publique passée à l’agence, qui résume encore aujourd’hui l’esprit qui anime celle-ci (...).

Au printemps 2021, Fabien Gantois a succédé à Christine Leconte à la présidence du Conseil régional de l’Ordre des architectes d’Ile-de-France. Un mandat durant lequel il compte suivre plusieurs « fils rouges » (...).

Après 27 ans passés au service des collectivités toulousaines, elle maîtrise tous les rouages de l’aménagement public (...).

Patrick Grégoire a « découvert la fabrique de la ville dans sa vision systémique » lorsqu’il a commencé à travailler au ministère des Finances, à la direction de l’immobilier de l’Etat, en 2011 (...).

S’il fallait donner un thème au parcours professionnel d’Anne-Sophie Grave, il porterait l’inscription « intérêt général ». Présidente de CDC Habitat depuis décembre 2020, cette ingénieure des Mines de Paris s’est forgée une expérience d’une vingtaine d’années dans le secteur du logement social… mais pas que ! (...).

Réfléchir et agir. Le parcours de Denis Girou, ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, est rythmé par des allers-retours entre la recherche et l’opérationnel (...).

Il a traversé tant de projets d’aménagements depuis des années à Strasbourg et dans ses environs qu’on le croirait tombé tout petit dans la marmite de l’urbanisme. Mais non. Eric Hartweg, le directeur général de la Sers (Société d’aménagement et d’équipement de la région de Strasbourg) et de la SPL Deux-Rives a eu une vie antérieure, et même plusieurs (...).

Depuis sa création en septembre 2013, le groupement européen de coopération transfrontalière (GECT) Alzette-Belval n’a connu qu’une directrice : Dorothée Habay-Lê, qui fut la première salariée de la structure, alors hébergée dans un bureau de la mairie d’Audun-le-Tiche (Moselle), et qui dirige à présent une équipe de six personnes dans les locaux modernisés d’un ancien laboratoire de la sidérurgie (...).

« Rien de très original » dans son parcours, à l’en croire… Pierre-Yves Guice, ingénieur en chef des ponts, eaux et forêts, est polytechnicien - « classiquement je voulais faire des maths, de l’économie et de la finance, c’était très à la mode à l’époque ». Au fil des rencontres, il en viendra à s’intéresser aux sujets de la ville et de l’ingénierie publique. (...).

Bien avant de suivre le programme « Women be board ready » de l’ESSEC Business School, Cécile Lamon était a priori armée pour la gouvernance. Ingénieure des Ponts, elle débute, en effet, sa carrière en tant que conductrice de travaux chez Léon Grosse (de 1995 à 1997) (...).

Cela fait maintenant plus de quarante ans que Marie-Christine Jaillet explore la manière dont les villes se fabriquent et se vivent (...).

Baptiste Hernandez a développé une démarche qui, « au-delà de la seule dimension spatiale du projet, vise à créer des processus construits sur l’intelligence collective », en s’appuyant sur « un regard très sciences humaines » (...).

Lauréats du concours du village olympique de Paris 2024 (lot E1), on pourrait les comparer à un « deux de couple » en aviron tant ils font corps avec leur embarcationpour tracer le sillage au millimètre dont ils ont fait profession. « Être de meilleurs architectes et de meilleurs urbanistes » : voilà ce qui motive au quotidien Adrien Lambert et Etienne Lénack (...).

Sylvie Landriève codirige avec Christophe Gay ce qu’elle qualifie de « communauté de réflexion internationale sur le rôle de la mobilité dans l’évolution de la société (chercheurs, professionnels, élus, artistes, voire plus grand public - citoyens, militants) ». Elle s’intéresse de longue date à l’évaluation des politiques publiques et à l’implication des citoyens dans leur élaboration (...).

Nommée à la tête de l’Établissement Public d’Aménagement Bordeaux Euratlantique depuis le 1er août 2021, Valérie Lasek savoure sa chance : « j’avais très envie de me confronter à la production de la ville en vrai et travailler au sein d’un EPA me paraissait la manière la plus opérationnelle de le faire. Cette concordance entre mes envies et l’agenda de Stéphan de Faÿ (dg d’Euratlantique de 2014 à 2020, Stéphan de Faÿ dirige actuellement Grand Paris Aménagement, ndlr) a été une véritable aubaine » (...).

On ne devient pas anthropologue urbaine sans emprunter des chemins de traverse. Ceux de Sonia Lavadinho, fondatrice de l’agence suisse Bfluid, l’ont conduite de la psychologie à la géographie et des villages aux mégapoles du monde entier, avec pour fil conducteur l’observation passionnée de l’humain dans l’espace public (...).

Il planche dès 1991 sur son premier grand projet urbain : le quartier des Consuls de mer à Montpellier. C’est dans cette ville que tous deux créent un an plus tard l’agence RKNL. Luxembourg, Allemagne, Bretagne… La structure rebaptisée Lebunetel+Associés sort vite de ses bases sans chercher à grossir démesurément. Aujourd’hui, elle compte une quinzaine de collaborateurs dont deux associées architectes urbanistes, Myriam Léon-Roméas etMagalie San-Juan. Le dada de cette équipe : tout ce qui est atypique et donne du fil à retordre ! (...).

« En 2020, malgré les perturbations entraînées par la pandémie, le groupe Alila a poursuivi son développement ininterrompu depuis ses origines. Son chiffre d'affaires a ainsi nettement progressé de 23 % à 754 millions d’euros, avec 6 918 logements réservés dans toute la France. Le Groupe a également renforcé son portefeuille de projets en cours et a vu son volume d'affaires progresser à 1,47 milliard d’euros », indiquait, au printemps dernier, le jeune groupe présent désormais dans le Top 20 des promoteurs français. (...).

Directeur général de la SPL Lyon Confluence depuis mai 2021, Samuel Linzau a pris en main un projet de vingt ans d’existence, qui n’a pas fini de répondre à des défis multiples : « rendre la ville plus agréable, plus désirable, plus inclusive, plus accueillante pour tous ; proposer un parcours résidentiel, un parcours tertiaire (de la startup au bureau, en passant par l’économie sociale et solidaire), un parcours d’enseignement, un parcours commercial… Pour que chacun puisse se sentir bien, avec tout à disposition : la diversité des typologies va avec une mixité qui doit se développer et s’entretenir » (...).

Au mois de juin dernier, Olivier Sichel, directeur général délégué de la Caisse des Dépôts et directeur de la Banque des Territoires, a fait évoluer la gouvernance de la Scet, entité de la Banque des Territoires et filiale de la CDC. Il a nommé Carole Abbey présidente du conseil d’administration et Romain Lucazeau directeur général de la Scet, en remplacement du p-dg Stéphane Keïta, nommé conseiller auprès du directeur de la Banque des Territoires. Romain Lucazeau est également membre du comité exécutif de la Banque des Territoires et directeur de la publication de la revue Urbanisme (...).

Le 28 septembre, Nathalie Maquoi a reçu la médaille de l’urbanisme de l’Académie d’architecture au nom de la Soreqa, qu’elle préside (...).

Phytolab prospère et se développe sur toute la façade atlantique, avec une appétence particulière pour les projets d’interface entre l’eau et la terre. L’agence revendique « des projets d’intégration d’infrastructures tels que le tramway ou la transformation d’autoroute urbaine en boulevard apaisé, des projets de mise en valeur d’espaces littoraux ou de villes littorales, des plans de programmation ou de gestion écologique, des renaturations de sites industriels ou littoraux dégradés, des parcs et des projets urbains, des quartiers nouveaux, des places, des rues… mais aussi des études territoriales et patrimoniales » (...).

A la tête de Legendre Immobilier depuis 2015, Pascal Martin a « fait pivoter la société de promotion », jusque là essentiellement tertiaire, vers plusieurs directions ; diversification typologique, élargissement de l’activité (...).

Les 4 et 5 octobre, deux ans après l’accident Lubrizol, Rouen Métropole, autoproclamée « capitale du monde d’après », organisait son 2e Forum de la résilience, avec le soutien de Popsu (Plateforme d’observation des projets et stratégies urbaines) et de l’ICSI (Institut pour une culture de sécurité industrielle). « L’accident a agi comme un accélérateur », a souligné le président de la métropole et maire (PS) de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol (...).

En juin dernier, l’opération de revitalisation du centre-bourg de Decazeville, dans l’Aveyron, recevait le « Coup de coeur du jury » des 5es Défis urbains pour son caractère particulièrement volontariste et l’effet levier de cette transformation urbaine en profondeur (...).

Mais, au fait, qui est Raymond ? Un agriculteur du Sud-Ouest et le grand-père d’Hugo Meunier, le fondateur du collectif : « j’ai voulu rendre hommage à son terroir, aux valeurs de la campagne. Et ces valeurs, nous les portons aujourd’hui dans les villes ». Avec ses compagnons de lutte Antoine Baume et Guillaume Hadjigeorgiori, qui ont rapidement rejoint l’aventure, débutée en 2015. Ces trois-là disent aimer la dynamique urbaine mais, habitués aux paysages verdoyants et aux fruits et légumes frais, n’arrivent pas à se résigner à respirer l’air citadin pollué (...).

Pour son deuxième mandat à la Ville dePour son deuxième mandat à la Ville deGrenoble, Yann Mongaburu, 38 ans, s’attelle à un nouveauchantier d’importance pour la capitale des Alpes : systématiserl’urbanisme tactique, en faire un mode opératoireà part entière (...).

Par où commencer ? Rollon Mouchel-Blaisot est préfet. Et une fois qu’on a dit ça on n’a rien dit ! L’homme est né à Carteret, au nord-ouest de la presqu’île du Cotentin, là où l’on prend le bateau pour rejoindre les îles anglo-normandes. Logiquement, il n’échappera pas à l’appel du grand large. Diplômé de Sciences-Po, il est titulaire d'un troisième cycle en économie et en droit du transport international aérien et maritime (...).

Secrétaire permanente du Puca (Plan urbanisme construction architecture), Hélène Peskine garde en tête sa vocation initiale, l’architecture dans son rôle social. Formée à l’Insa Strasbourg, son diplôme portait sur un accueil de jour pour des adolescents autistes : « j’avais déjà dans l’idée de faire de ce métier un outil pour être mieux dans son environnement » (...).

Un diplôme de l’école de dessin Emile Cohl, des débuts à Paris comme styliste… Le goût d’Yvan Patet pour les formes et les matières aurait pu trouver un autre mode d’expression s’il n’avait, dans les années 1980, rejoint à Lyon l’entreprise paternelle d’architecture et de construction (...).

Katayoune Panahi a été nommée directrice de l’immobilier du groupe SNCF, en février 2021. Elle a intégré, à ce titre, le Comex SNCF. La direction de l’immobilier SNCF porte la politique immobilière du groupe. Elle s’articule autour de quatre priorités : « optimiser et moderniser le parc immobilier, mobiliser le foncier ferroviaire au service du développement territorial, développer un environnement de travail adapté aux besoins des collaborateurs et développer une offre de logement accessible à tous, notamment pour les cheminots, à proximité des réseaux de transports » (...).

Voilà plus d’une décennie que Cédric Nicard porte - et apporte - les sujets environnementaux aux différents acteurs de l’immobilier.. (...).

Le débit de paroles est ultra rapide : Antoine Petitjean a tant de choses à dire. Philippe Madec, son directeur de diplôme, décela très vite le potentiel du garçon, l’invitant dans son atelier à participer à une charrette alors qu’il était encore étudiant à l’école d’architecture de Lyon (ENSAL). Les deux hommes sont aujourd’hui en cours d’association. En parallèle, Antoine Petitjean enseigne en master 2 à l’école supérieure de paysage de Versailles, antenne de Marseille. A 36 ans, il est encore très actif au sein du Club Ville Aménagement, pour lequel il enquête et écrit. (...).

Sur Linkedin où il se présente comme « cofondateur de la Fabrique des mobilités », sa page est illustrée d’une photo d’aventurier traversant un cours d’eau dans une jungle plutôt hostile. « Non, ce n’est pas une photo de moi ; cette image illustre la sensation que j’ai d’explorer les choses, d’être seul, et de chercher des alliés », explique-t-il (...).

Jean-Luc Porcedo a été pendant une vingtaine d’années un acteur des politiques territoriales, dont il a une connaissance affûtée (...).

Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir un maire communiste durant la crise sanitaire. C’est du moins ce que semble avoir voulu souligner la City Mayors Foundation en élisant, au mois de septembre, Philippe Rio « meilleur maire du monde », à égalité avec son homologue de Rotterdam (...).

Une nouvelle vie s’est dessinée pour Sophie Rosso depuis son arrivée au sein de Redman. La jeune directrice générale adjointe – 35 ans -, qui a quitté en début d’année 2021 l’ultra-urbanisme parisien pour une ville modeste près d’Aix-en-Provence, peut y développer son idéal de promotion « à impacts ». La crise sanitaire est bien sûr passée par ici, mais son amour pour ce métier est intact, elle qui pourtant ne se destinait pas à l’immobilier ou l’urbanisme (...).

Depuis 2013, Isabelle Rueff n’a de cesse d’accompagner la transformation du logement social de l’Opac 38, devenu Alpes Isère Habitat en 2020. La feuille de route de la directrice générale à son arrivée ? « Relancer la dynamique de construction dans une logique beaucoup plus proche de l’habitat que du logement », explicite-t-elle (...).

Le défi était de taille : succéder à Joël Batteux, l’homme qui a redessiné Saint-Nazaire. Certes, pour avoir été son adjoint à l’urbanisme, David Samzun fut à bonne école : « dans cette mairie, j’ai été éduqué à acheter des cartes de Monopoly. Saint-Nazaire s’est reconstruite par la maîtrise du foncier. Je ne connais pas d’autre stratégie qui permette de garder la main sur le peuplement. Ne pas subir les affres du marché en permanence c’est préserver la mixité sociale, laquelle ne se décrète pas. J’éprouve une fierté personnelle à pouvoir dire qu’à Saint-Nazaire le taux de logement social n’a jamais baissé. Nous en sommes à plus de 28 % » (...).

Du quartier Saint-Sauveur, à Lille, à l’île de Nantes, Claire Schorter compte parmi les urbanistes les plus influents du moment (...).

Urbaniste et paysagiste, Marion Talagrand s’intéresse aux sols, aux substrats, et « porte une grande attention à la manière de transformer le socle de la ville ». Elle veut sensibiliser au processus de fabrication des sols, à la géographie, « à la morphologie du substrat qui peut être fertile et vivant ou, au contraire, matériel et minéral, inerte, mais porteur d’usages » (...).

Cet été, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation et la ministre déléguée au Logement ont renouvelé pour cinq ans le mandat de Philippe Van de Maele à la direction générale de l’établissement public d’aménagement de Paris-Saclay (Epaps). Il poursuit ainsi le pilotage de la transformation de ce grand territoire de 27 communes et trois communautés d’agglomération, allant de Versailles-Satory à la Zac de Moulon (Gif-Orsay) et de la halle Freyssinet de Trappes à la Zac de l’Ecole polytechnique à Palaiseau (...).

« Un matériau à la fois beau et écologique, patrimonial et d’avenir, noble et vertueux, avec lequel on peut tout faire ; un matériau géo-sourcé, d’un intérêt plus que jamais déterminant à l’ère de la transition écologique… » : celui dont l’enthousiasme pour son outil de travail ne se dément pas, c’est Marc Verrecchia, président de la société éponyme (...).

Vraiment Vraiment se définit comme une « agence de design d'intérêt général ». L’équipe franco-belge issue de la rencontre, en 2017, entre les agences Plausible Possible et Talking Things part du postulat que « l'intérêt général ne se décrète pas, il se conçoit, se construit et s'incarne, pas à pas » et veut imaginer « de nouvelles manières de travailler, de rendre service, de planifier et de prendre soin » (...).

Les 100 qui font la ville

Les 100 qui font la ville, un hors-série du magazine Traits Urbains